M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre du travail sur les appels au secours des milliers de salariés du secteur de l’évènementiel totalement oubliés dans les mesures d’aides du Gouvernement. Depuis deux mois, ces indispensables métiers de l’ombre sont durement frappés par la crise sanitaire et l’arrêt de l’ensemble des activités à caractère culturel, touristique, festif ou sportif. L’Union française des métiers de l’événement (Unimev) estime ses pertes à 15 milliards d’euros liées à l’épidémie de covid-19 avec plus de 4 500 événements annulés et plus de 3 000 reportés. Au-delà de la situation difficile des entreprises du secteur soutenues par les dispositifs de l’État, les salariés sont, eux, totalement abandonnés et en passe de tomber dans la précarité. En effet, ces professionnels travaillent sous contrat à durée déterminée d’usage (CDDU) pour répondre à la nature particulière et aléatoire de leur activité. Selon le nombre d’heures effectuées chaque trimestre, ils bénéficient d’une indemnité complémentaire versée par Pôle emploi. Or l’interruption totale des festivités de mariages ou de baptêmes, des congrès, des salons, des séminaires, des concerts et des compétitions sportives a contraint les salariés à consommer voire à épuiser leurs droits à l’assurance chômage. De nombreux travailleurs de l’évènementiel se retrouvent à l’heure actuelle sans la moindre ressource et sans aucun dispositif de soutien comme celui du chômage partiel, qui profite à 12,4 millions de salariés français. Des milliers de compatriotes sont aujourd’hui dans l’incapacité d’exercer leur métier en attendant désespérément la reprise de l’activité évènementielle à la fin de l’année et, en même temps, ne disposent d’aucun droit pour subvenir aux besoins de leurs familles pendant cette période incertaine. Des mesures d’urgence doivent être mises en œuvre pour venir en aide à ces femmes et ces hommes qualifiés, intermittents de l’activité économique, chevilles ouvrières de la vie sociale et festive, des arts de la table et des spectacles. M. le ministre va-t-il geler le décompte des droits à l’assurance chômage pendant toute la durée de l’arrêt d’activité du secteur ? Va-t-il décréter une année blanche pour accompagner les salariés de l’événementiel jusqu’à la reprise normale de leur activité sur le modèle du soutien accordé aux intermittents du spectacle ? Va-t-il ouvrir des négociations pour faire évoluer le statut particulier des salariés de l’événementiel et leur permettre de vivre décemment de leur métier ? Il lui demande sa position sur ce sujet.

Bruno Bilde

Bruno Bilde

Député de la 12e circonscription du Pas-de-Calais.
Membre de la commission des affaires sociales.

Adhérent au Front National en 1991 dès l’âge de 15 ans, il est élu conseiller régional du Nord Pas de Calais en 2010. A l’issue de la victoire de Marine le Pen à la tête du Front National, il devient son directeur de cabinet. En 2014, il contribue à la victoire de Steeve Briois à la mairie d’Hénin Beaumont et est élu adjoint en charge de la communication. Il occupe de nombreuses fonctions au sein du Front National (membre du bureau politique, membre de la commission d’investiture).
En 2017, il est élu député de la 12ème circonscription du Pas-de-Calais avec 55.07% des voix face à la candidate d’En Marche.

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