Dans son discours de politique générale de ce mercredi 15 juin, le nouveau Premier ministre Jean Castex tente sans convaincre de faire croire qu’en 600 jours son Gouvernement réussira là où le précédent Gouvernement d’Emmanuel Macron a échoué durant trois ans. L’acte III du quinquennat s’annonce comme la poursuite des actes I et II : volonté et courage sont aux abonnés absents.

Au lendemain de l’interview du 14 juillet d’Emmanuel Macron qui s’apparentait plus à un bavardage qu’à l’annonce d’un cap clair, Jean Castex a multiplié les déclarations compassionnelles aux professions qui ont été laissées seules face à la faillite de l’Etat et seules en première ligne durant la crise sanitaire : forces de l’ordre, personnels soignants, fonctionnaires etc.

Alors que la crise économique historique est déjà à nos portes, ce nouveau gouvernement d’Emmanuel Macron entend imposer sa réforme des retraites coûte que coûte sans écouter les Français qui la rejettent massivement. Les Français devront affronter un chômage de masse sans précédent mais il leur sera paradoxalement exigé de travailler plus longtemps pour toucher des pensions minorées.

Certes, la création de postes de juges pour faire face à la délinquance du quotidien est une mesure pour laquelle le Rassemblement National milite depuis longtemps. Mais ces nouvelles instances seront impuissantes si les sanctions prévues par la loi ne sont pas appliquées, permettant ainsi aux délinquants de jouir d’un sentiment d’impunité toujours plus élevé.

La République nous est présentée comme la valeur cardinale qui sera défendue avec intransigeante alors, qu’en même temps et depuis trop longtemps, le Gouvernement a laissé des minorités agissantes fouler aux pieds tous les principes républicains et tenter d’imposer un véritable séparatisme. Les forces de l’ordre lâchées par le Gouvernement d’Emmanuel Macron subissent des violences quotidiennes de racailles qui défient la République. Les forces de l’ordre ne se satisferont pas de la compassion stérile du Premier ministre, elles attendent des actes, des ordres clairs et la fin de l’impunité pour les délinquants.

Le Premier ministre a tenté de verdir son discours mais les Français ne sont pas dupes de telles manœuvres électoralistes. La crise sanitaire nous a démontré que la seule politique écologique valable est celle qui s’appuie sur le localisme et les circuits-courts et n’obéit pas au libre échangisme hégémonique.

Les députés du RN n’ont évidemment pas voté la confiance. L’acte III du quinquennat d’Emmanuel Macron ne peut qu’être dans la continuité des actes I et II : le chômage va encore s’accentuer, les inégalités vont augmenter, les valeurs républicaines continueront à être foulées au pied, l’environnement continuera à se dégrader et la souveraineté économique restera théorique.

Après trois ans d’immobilisme et de dégradation de l’Etat dans tous les domaines, il y a désormais urgence. Les députés du Rassemblement National continuent à travailler pour préparer l’alternance qui redressera enfin la France.

Sébastien Chenu

Sébastien Chenu

Sébastien Chenu est député de la 19ème circonscription du Nord et membre de la commission des affaires sociales.
Porte-parole du Front National, il est responsable de la fédération du Nord et Vice-Président du groupe Front National des Hauts-de-France.
En 2014, et alors qu’il avait sa carte à l’UMP depuis l’âge de 15 ans, il décide de rejoindre Marine Le Pen. Son parcours antérieur l’a amené à travailler au Service d’information du Gouvernement de 2008 à 2011 et à travailler auprès de Axel Poniatowski et de Christine Lagarde dont il a été le chef de cabinet pendant près de trois ans.

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