Le pass Culture est un dispositif permettant aux jeunes de 18 ans de bénéficier d’une enveloppe de 500 euros pour des dépenses culturelles. Cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron, testée depuis février dernier dans 14 départements, est un échec. Prévu pour bénéficier à 150 000 jeunes, seuls 25 000 d’entre eux se sont inscrits. Ainsi, sur les 34 millions d’euros prévus dans le budget 2019 seul 1 million d’euros auraient été dépensés à ce jour. Un flop culturel qui permet à l’Etat de faire des économies budgétaires ? Pas si sûr.

Dans un article du 1er novembre dernier, Mediapart révèle que deux dirigeants de la société pass Culture détenue à 70% par l’Etat et à 30% par la Caisse des dépôts et consignations touchent des rémunérations très confortables. Le président de la société toucherait 170 000 euros par an et son principal conseiller employé à tiers-temps serait rémunéré à hauteur de 6 000 euros mensuels. Sa principale mission était de trouver des fonds privés pour financer le pass Culture. Résultat ? Le dispositif a été entièrement financé par des fonds publics. Prime à l’échec ?

Face à ces révélations et pour couper court à toute spéculation, il est urgent de réaliser un bilan exhaustif du dispositif pass culture et de la gestion de la société éponyme financée par des fonds publics. Une commission d’enquête parlementaire doit être créée pour que la représentation nationale fasse la lumière sur l’échec du pass culture. Cette commission d’enquête permettra également de mettre à jour d’éventuelles irrégularités financières dans la gestion de la société pas culture et sur des supposés passe-droits dont auraient pu bénéficier ses dirigeants.

Sébastien Chenu

Sébastien Chenu

Sébastien Chenu est député de la 19ème circonscription du Nord et membre de la commission des affaires sociales.
Porte-parole du Front National, il est responsable de la fédération du Nord et Vice-Président du groupe Front National des Hauts-de-France.
En 2014, et alors qu’il avait sa carte à l’UMP depuis l’âge de 15 ans, il décide de rejoindre Marine Le Pen. Son parcours antérieur l’a amené à travailler au Service d’information du Gouvernement de 2008 à 2011 et à travailler auprès de Axel Poniatowski et de Christine Lagarde dont il a été le chef de cabinet pendant près de trois ans.

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