Près d’une semaine après la catastrophe industrielle survenue sur le site de l’usine Lubrizol à Rouen, de nombreuses inquiétudes persistent.

Des témoignages s’accumulent faisant état de retombées de suie au sol jusque dans le département du Nord alors que les autorités belges et néerlandaises ont confirmé le passage d’un nuage toxique au-dessus de leurs territoires.

Les zones d’ombre persistantes et le plus grand flou dans les déclarations du gouvernement et des autorités de l’Etat fait craindre le pire aux habitants de Rouen, de Seine Maritime et des Hauts-de-France.

Les signes annonciateurs d’une crise sanitaire majeure se multiplient : rejets d’hydrocarbures, les pluies de suie, la surmortalité animale, les odeurs pestilentielles persistantes, une eau de distribution noirâtre, etc. Sans rendre publics les résultats complets des analyses sanitaires effectuées, le Premier ministre et la ministre de la Santé veulent se montrer rassurants à l’excès et assurent que la qualité de l’air présente un « état habituel ».

Si aucune pollution n’est attestée, pourquoi les produits agricoles produits dans plus d’une centaine de communes ont été mis en quarantaine depuis la catastrophe ? Pourquoi de nombreux pompiers et forces de l’ordre qui se sont rendus sur le site aux premières heures se sont plaints de vomissements et de malaises ? Quelle est l’origine exacte de l’incendie ? Que révèlent les bandes-vidéo des caméras de surveillance du site ? Quelles seront les répercussions sur les cultures à moyen terme et comment seront indemnisés les quelque 1 800 agriculteurs touchés ? Quels sont les risques sanitaires à craindre ? Les habitants de Rouen, de Seine-Maritime et des Hauts-de-France ont le droit d’obtenir des réponses précises et immédiates à toutes ces questions.

Sébastien Chenu

Sébastien Chenu

Sébastien Chenu est député de la 19ème circonscription du Nord et membre de la commission des affaires sociales.
Porte-parole du Front National, il est responsable de la fédération du Nord et Vice-Président du groupe Front National des Hauts-de-France.
En 2014, et alors qu’il avait sa carte à l’UMP depuis l’âge de 15 ans, il décide de rejoindre Marine Le Pen. Son parcours antérieur l’a amené à travailler au Service d’information du Gouvernement de 2008 à 2011 et à travailler auprès de Axel Poniatowski et de Christine Lagarde dont il a été le chef de cabinet pendant près de trois ans.

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