Le ministre de la Culture Franck RIESTER a enfin levé le voile sur la future réforme de l’audiovisuel public. Les inquiétudes grandissent sur ce qui pourrait entraîner à terme la fin du service public de l’audiovisuel.

L’indépendance des rédactions, principe fondateur de la liberté de la presse, est remise en cause par la création d’une Holding unique qui viendra chapeauter l’ensemble des chaînes publiques. De l’aveu même de Franck RIESTER, la nouvelle Holding aura la mainmise sur les grandes orientations stratégiques et le budget de chacune des chaînes du groupe. L’ensemble des dirigeants sera non plus nommé par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) mais par un conseil d’administration où siégeront plusieurs représentants de l’Etat.

Cette reprise en main par l’Etat s’accompagne d’une mise à la diète : 190 millions d’euros doivent être économisés sur la période 2018-2022. Ce plan d’économies ne bénéficiera pas aux usagers puisque la redevance ne baissera que de 1 euro en 2020 alors qu’en 10 ans elle a augmenté de plus de 20 euros sans influer positivement sur la qualité des programmes ; 44% des Français déclarent ne pas être satisfaits par les programmes proposés et 53% d’entre eux jugent les médias de l’audiovisuel public « partisans ».

Le risque est la fin programmée du service public audiovisuel en France, les chaînes publiques redevenant des chaînes d’Etat. Face à ce nouveau coup majeur porté au pluralisme politique dans les médias il nous apparaît urgent de réaliser un audit des chaînes publiques et de mener une concertation globale sur les missions et les contenus de l’audiovisuel public.
Une refonte complète de la composition du CSA doit être menée pour garantir son indépendance et la neutralité politique du service public. Nous proposons une composition tripartite : l’Etat, les citoyens français et les professionnels de l’audiovisuel.

Sébastien Chenu

Sébastien Chenu

Sébastien Chenu est député de la 19ème circonscription du Nord et membre de la commission des affaires sociales.
Porte-parole du Front National, il est responsable de la fédération du Nord et Vice-Président du groupe Front National des Hauts-de-France.
En 2014, et alors qu’il avait sa carte à l’UMP depuis l’âge de 15 ans, il décide de rejoindre Marine Le Pen. Son parcours antérieur l’a amené à travailler au Service d’information du Gouvernement de 2008 à 2011 et à travailler auprès de Axel Poniatowski et de Christine Lagarde dont il a été le chef de cabinet pendant près de trois ans.

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