Le 24 juillet 2018, j’alertais le ministère de l’économie et des finances sur les multiples et inquiétantes fermetures de trésoreries des finances publiques dans le département des Pyrénées-Orientales : Port-Vendres, Le Boulou, etc. Six mois plus tard, j’obtenais enfin une réponse du ministère, probablement inquiet par le premier mois et demi de mobilisation du mouvement des Gilets Jaunes, exprimant l’angoisse réelle des régions les plus périphériques et éloignées des grands centres métropolitains. Comme je m’y attendais, les raisons qu’on m’a données étaient de l’ordre la novlangue technocratique et creuse, sorte d’empilement d’éléments de langage signifiant que le gouvernement se lavait les mains de la fermeture des services publics de proximité.

Et, en effet, les récents évènements confirment tristement ce que nous pressentions. LE 6 juin, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin annonçait pourtant que treize sites de services fiscaux seraient implantés en pays catalan. Un mensonge éhonté, comme c’est trop souvent le cas, puisque toutes les trésoreries seront remplacées par des permanences dans les mairies ou les maisons France service, qui ne pourront ouvrir qu’un jour par an pour certaines d’entre elles ! Les suppressions de postes s’annoncent aussi importante dans un département déjà largement frappé par le chômage ; entre 60 et 75 postes étant menacés.

Comment le gouvernement qui a affronté la crise sociale la plus grave de la Vème République peut-il à ce point s’enfermer dans des politiques rejetées par les Français ? Chez nous, dans les Pyrénées-Orientales, nous réclamons plus de services publics de proximité, de manière à ne pas dépendre des grandes métropoles de la région. Pour dynamiser l’activité économique dans les Pyrénées-Orientales et à Perpignan, il faut que nous disposions des infrastructures nécessaires. Ce sont ces réalités locales qu’un Etat de plus en plus déconnecté se refuse à voir.

Louis Aliot

Louis Aliot

Député de la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales.
Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées.

Docteur en droit, Louis Aliot est également conseiller municipal et d’Agglomération de Perpignan. Au service de ses concitoyens, il a particulièrement à cœur la défense de la ruralité et porte également la cause des Harkis.
Au sein du Palais-Bourbon il relaie la voix de nos territoires si durement traités par les politiques depuis 40 ans.

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