Question le 22/01/2019 :

Mme Marine Le Pen attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le déficit de prise en charge des conséquences de la maladie de Lyme, notamment celles des co-infections liées. Transmise par piqûre de tique, cette maladie frappe chaque année environ 15 000 personnes, lesquelles sont susceptibles de développer, en l’absence de soins précoces, des pathologies parfois lourdement invalidantes, avec de possibles séquelles neurologiques, articulaires, cardiaques et ophtalmologiques. Outre l’absence de tests diagnostiques suffisamment fiables, les associations de malades s’inquiètent de constater une insuffisante reconnaissance de la maladie de Lyme par les pouvoirs publics. Celle-ci ne figurant pas au rang des affections longue durée, le remboursement par la sécurité sociale de certains soins et dépenses est en effet impossible à obtenir par les patients. Elle l’interroge sur les suites données aux propositions émises par la Haute autorité de santé en juin 2018, dans le cadre du Plan de lutte contre la maladie de Lyme initié en janvier 2017 par le ministère chargé de la santé (développement de la prévention des maladies vectorielles à tiques, de la formation et de l’aide au diagnostic et aux soins, de la télémédecine, de la recherche ; promotion de la formation des biologistes ; sensibilisation générale) et plus particulièrement sur la reconnaissance de cette maladie comme affection longue durée.

Réponse le 29/01/2019 :

En janvier 2017, le ministère chargé de la santé a mis en place un plan de lutte contre la maladie de Lyme et autres maladies transmissibles par les tiques. Ce plan a pour objectifs de renforcer la prévention, d’améliorer et uniformiser la prise en charge des patients par la mise à jour des recommandations, et d’organiser des consultations spécialisées pour les patients atteints de maladie transmissible par les tiques. Le diagnostic des maladies transmissibles par les tiques se fonde avant tout sur des critères cliniques, les résultats biologiques apportant des arguments supplémentaires. Les recommandations actuelles de prise en charge tiennent compte de ce fait et sont susceptibles d’être actualisées en fonction de l’évolution des connaissances et de la disponibilité de nouveaux tests. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ainsi que le centre national de référence des borrélia, ont procédé à des évaluations des réactifs de laboratoires ; les rapports sont accessibles sur les sites internet respectifs des deux organismes. D’une manière générale, tout patient atteint d’une forme grave d’une maladie ou d’une forme évolutive ou invalidante d’une maladie grave, comportant un traitement prolongé d’une durée prévisible supérieure à six mois et une thérapeutique particulièrement coûteuse peut bénéficier de l’exonération du ticket modérateur, au titre d’une affection de longue durée dite hors liste.

Marine Le Pen

Marine Le Pen

Député de la 11e circonscription du Pas-de-Calais.
Membre de la commission des affaires étrangères.

Présidente du Front National depuis 2011, devenu Rassemblement National en 2018, Marine Le Pen a été candidate aux élections présidentielles de 2012 et de 2017 où elle a obtenu près de 11 millions de suffrages au second tour.
Chargée par les Français d’incarner l’opposition à Emmanuel Macron, Marine Le Pen est élue en juin 2017, avec plus de 65% des voix, député de la 11e circonscription du Pas-de-Calais, cette terre à laquelle elle est profondément attachée et où elle a mené de nombreuses batailles électorales.
Elle fut candidate sur la liste de Steeve Briois, aux élections municipales en 2008 et 2009 et conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais en 2010 et des Hauts de France en 2015.
Député français au Parlement européen élue en 2004, réélue en 2009 et 2014, Marine Le Pen a été co-présidente du groupe l’Europe des Nations et des libertés.

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