Le Président de la République a lancé en Normandie le Grand débat national devant un cénacle d’élus locaux. Pendant près de sept heures, nous avons assisté à une parodie de dialogue mais véritable one man show. Les interlocuteurs, les sujets et les réponses avaient été sélectionnés au préalable par les services de la Présidence. Emmanuel Macron a choisi le cadre d’un débat institutionnel probablement moins contraignant qu’un dialogue direct face à six cents gilets jaunes. Le Président de la République a apporté ses réponses à des questions qu’il avait lui-même cadrées dans sa Lettre aux français.

La réalité est que nous assistons à la fin de la « start-up nation » tant vantée au début du quinquennat. On ne gouverne pas la France comme on gère une entreprise. Le Président de la République n’est pas un dirigeant d’entreprise et les français ne sont pas ses collaborateurs. Grâce aux gilets jaunes, Emmanuel Macron découvre enfin que le peuple de France n’est ni interchangeable ni soumis, mais qu’il est viscéralement attaché à son territoire et à son identité.

Si Emmanuel Macron souhaite réellement écouter les français et organiser un véritablement débat national, aucun sujet ne doit être tabou. Ce grand débat ne permettra pas d’appréhender les thèmes fondamentaux tels que la question de l’immigration. Effrayé par les aspirations légitimes de son peuple, ce gouvernement tente de le museler.

La seule solution pour sortir de cette crise politique majeure est de laisser s’exprimer le peuple dans le cadre de nos institutions. Pour cela nous proposons de faire voter la proportionnelle intégrale pour les législatives et de dissoudre l’Assemblée. Ainsi nous pourrons élire une Assemblée plus représentative et légitime.

Sébastien Chenu

Sébastien Chenu

Sébastien Chenu est député de la 19ème circonscription du Nord et membre de la commission des affaires sociales.
Porte-parole du Front National, il est responsable de la fédération du Nord et Vice-Président du groupe Front National des Hauts-de-France.
En 2014, et alors qu’il avait sa carte à l’UMP depuis l’âge de 15 ans, il décide de rejoindre Marine Le Pen. Son parcours antérieur l’a amené à travailler au Service d’information du Gouvernement de 2008 à 2011 et à travailler auprès de Axel Poniatowski et de Christine Lagarde dont il a été le chef de cabinet pendant près de trois ans.

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