Cancers et leucémies sont la première cause de mortalité infantile par maladie en France, avec 500 décès tous les ans pour 2.500 diagnostics. En dépit des recherches et de l’implication des médecins, ces chiffres stagnent depuis au moins 15 ans. À cela une raison notamment : moins de 3% des financements publics pour la recherche sur les cancers sont alloués aux cancers pédiatriques. Pourtant, les cancers atteignant les enfants ont leurs propres spécificités et se distinguent considérablement de ceux qui touchent les adultes. Vingt millions d’euros par an pourraient combler le déficit de financement de la recherche en matière de cancers pédiatriques. En outre, il faudrait pouvoir maintenir l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) durant la durée réelle de la maladie (contre 310 jours actuellement, y compris lorsque la maladie dure plus longtemps et que le parent, parfois seul, doit obligatoirement accompagner l’enfant) et la revaloriser, mais aussi étendre le capital décès public aux parents d’un enfant décédé (ce montant de 3415 euros versé par la CPAM aux ayants droits d’un adulte décédé exclut le décès d’un enfant).

Il n’y aurait pas à chercher bien loin pour trouver ce financement qui pourrait être mixte. Faisant suite à un amendement rejeté de Benoit Simian (LREM) en date du 21 octobre 2017, il serait souhaitable de reprendre l’idée évoquée, consistant à affecter une une partie de la taxe de solidarité sur les billets d’avion, dite « taxe Chirac », au budget de l’Institut national du cancer, afin de financer la recherche contre les cancers pédiatriques, pour 10 millions d’euros. Mais ça n’est pas tout. En décembre dernier, Contribuables associés publiait la liste des dix associations ayant reçu le plus de subventions de la part de l’État. Dans ce Top 10, des noms connus : l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA), épinglée par la Cour des comptes pour sa mauvaise gestion en 2014 ; Coallia, qui se fait fort d’aider à l’accueil et à l’hébergement des réfugiés ; France terre d’asile, qu’on ne prendra pas la peine de présenter à nouveau ; le Fonds pour le financement du dialogue social, bénéficiant aux syndicats de salariés et aux syndicats patronaux ; le FONGEP (Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire), qui s’adresse principalement aux jeunes des « quartiers ». Pourquoi donner 44 millions d’euros à France terre d’asile, dont l’objectif affiché est de « promouvoir, auprès de l’opinion et des pouvoirs publics, toutes les activités favorables au développement de la tradition d’asile et des migrations de droit, quelle que soit la conjoncture politique et économique » ? Les français ne préféreraient-ils pas financer la recherche contre les cancers de l’enfant ?

L’Etat devrait faire montre de volonté politique en trouvant les 10 millions d’euros manquants à la rechercher sur les cancers pédiatriques là où ils se trouvent.

Louis Aliot

Louis Aliot

Député de la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales.
Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées.

Docteur en droit, Louis Aliot est également conseiller municipal et d’Agglomération de Perpignan. Au service de ses concitoyens, il a particulièrement à cœur la défense de la ruralité et porte également la cause des Harkis.
Au sein du Palais-Bourbon il relaie la voix de nos territoires si durement traités par les politiques depuis 40 ans.

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