L’affaire Areva pourrait être le scandale politico-financier le plus retentissant de l’histoire de la Vème République. En juillet dernier, la justice américaine prévenait les autorités françaises qu’elle était présentement en train d’étudier l’éventualité d’un procès pour corruption contre ce qui fut naguère un des plus beaux fleurons de l’industrie nationale. Exemplaire des dérives de notre pays, Areva pourrait coûter 20,65 milliards d’euros aux contribuables français, soit le tiers des recettes annuelles de l’impôt sur le revenu. Cette nouvelle affaire s’ajoute à l’ensemble de l’œuvre d’Anne Lauvergeon: les gisements inexploitables de la minuscule société canadienne Uramin rachetés à prix d’or (1,8 milliard d’euros), son réacteur EPR finlandais toujours inachevé, une gestion généralement calamiteuse, etc. Tout cela a déjà, du reste, coûté 4,5 milliards d’euros aux Français qui ont été mis à contribution pour éviter la faillite.

Symbole d’une nouvelle ère, Areva était rebaptisé Orano. Las, les cadavres dans les placards d’Anne Lauvergeon sont nombreux. Ladite Anne Lauvergeon, ancienne associée-gérante de la banque franco-américaine Lazard Frère, fut un emblème des années Mitterrand. Ce membre des Young Leaders de la French American Foundation (promotion 1996) a d’abord été nommé PDG de la COGEMA en 1999 sur ordre du ministre de l’Économie d’alors, Dominique Strauss-Kahn, avant de fonder Areva en juillet 2001. Bref, un pedigree exemplaire de l’élite socialiste. Quelques années plus tard, des propos de madame Lauvergeon dévoileront ses convictions profondes – en plus de son amour immodéré du gain en espèces sonnantes et trébuchantes – : « À compétence égale, eh bien, désolé, on choisira la femme ou on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc ». Plus compétente pour le sociétalisme que pour présider aux destinées d’une multinationale d’un secteur hautement technologique, Anne Lauvergeon est désormais soupçonnée de corruption aux Etats-Unis.

 En cause, l’acquisition d’Ausra, une start-up américaine détenue par des personnalités du Parti démocrate, notamment Al Gore via des fonds d’investissements, en février 2010, durant laquelle 32 millions de dollars auraient disparu dans la nature, alors même qu’Areva avait un besoin urgent d’obtenir du financement à ce moment-là. Par ailleurs, selon les informations du journal Capital, la différence entre la valeur réelle des actifs et le prix de vente se monterait à quelque 165 millions de dollars. Pourquoi donc acheter cette société ? La justice américaine enquête présentement, de même que la brigade financière qui a recommandé au Parquet national financier d’ouvrir une instruction pour « corruption d’agent public étranger et trafic d’influence ». Pour l’heure, rien n’a été fait. Les Français sont sommés de fournir des efforts extrêmement importants, notre fiscalité étouffante leur faisant littéralement les poches. Ils doivent savoir ce qu’il en est précisément.

Louis Aliot

Louis Aliot

Député de la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales.
Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées.

Docteur en droit, Louis Aliot est également conseiller municipal et d’Agglomération de Perpignan. Au service de ses concitoyens, il a particulièrement à cœur la défense de la ruralité et porte également la cause des Harkis.
Au sein du Palais-Bourbon il relaie la voix de nos territoires si durement traités par les politiques depuis 40 ans.

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