Le ministère de la Culture et la mairie de Perpignan se déchirent à propos du théâtre municipal Jordi Pere Cerda. Le maire de Perpignan Jean-Marc Pujol souhaite que le théâtre puisse être utilisé prochainement comme amphithéâtre universitaire, puisque la ville ne dispose pas de suffisamment de lieux pour accueillir le deuxième volet d’implantation des étudiants en centre-ville. Françoise Nyssen a, de son côté, déclaré qu’ « aucune salle de spectacles publics spécialement aménagée de façon permanente pour y donner des concerts, des spectacles de variétés ou des représentations d’art dramatique, lyrique ou chorégraphique, ne peut recevoir une autre affectation ni être démolie sans que le propriétaire ou l’usager ait obtenu l’autorisation du ministre chargé de la Culture ». Alors qu’aucune solution ne semble trouvée, la balle est dans le camp du ministère qui reste évasif. Les étudiants perpignanais, les amateurs de théâtre, et plus généralement les Perpignanais, aimeraient savoir où en est ce dossier.

En décembre dernier, Marlène Schiappa signalait au Conseil supérieur de l’audiovisuel la « blague indigne » de l’animateur Tex, en sa qualité de secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les hommes et les femmes. Peu de temps après, Tex était renvoyé après dix-sept ans de bons et loyaux services sur France 2 à la présentation du jeu « Les Z’Amours ». Alors que la folie « Me Too » et « Balance Ton Porc » a fait des hommes des « porcs émissaires », selon le mot de la journaliste Eugénie Bastie, le silence de madame Schiappa après la diffusion d’une tribune « humoristique » du chroniqueur Daniel Morin, visant en des termes explicites et grossiers la journaliste Charlotte d’Ornellas, laisse planer un doute sur les orientations du ministère. Les journalistes ouvertement de droite, puisque madame d’Ornellas le revendique elle-même, n’auraient-elles pas le droit à la même sollicitude de la part du secrétariat d’Etat chargé de l’Egalité entre les hommes et les femmes que les autres ? Rappelons que madame d’Ornellas avait aussi subi des insultes de la part du rappeur Jok’Air (« c’est qui cette pute ? »), auxquelles l’activiste Rokhaya Diallo n’avait rien trouvé à redire sur Twitter.

Ce double standard indique que selon que vous apparteniez à l’idéologie la plus forte, ou la plus acceptée, ou que vous soyiez un membre éminent du « camp du bien », les jugements de cour diffèreront. Pourtant, la chronique de Daniel Morin, rangé à gauche, était d’une virulence extrême, comme peuvent le prouver ces deux morceaux choisis parmi d’autres du même calibre : « tais-toi souillon fasciste, viens avec moi dans le salon  » […] et là, tu convulseras et tu beugleras : « j’en appelle à Saint-Philippe Pétain, protège-moi, va de retro morinus » [… ] et nous ferons l’amour bestialement comme deux bergers allemands rongés par le stupre, la luxure et la passion ». Il faudrait donc que Marlène Schiappa signale cette chronique au CSA, du moins si ses engagements sont cohérents.

Louis Aliot

Louis Aliot

Député de la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales.
Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées.

Docteur en droit, Louis Aliot est également conseiller municipal et d’Agglomération de Perpignan. Au service de ses concitoyens, il a particulièrement à cœur la défense de la ruralité et porte également la cause des Harkis.
Au sein du Palais-Bourbon il relaie la voix de nos territoires si durement traités par les politiques depuis 40 ans.

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